Après trois décennies à scruter nos comportements en réunions, les chercheurs Steven Rogelberg, Liana Kreamer et Jon Gray révèlent les contours de ce qui transforme un calvaire collectif en un véritable moteur de performance.
L’étude est formelle : la réunion est, par nature, un générateur de stress et d’émotions intenses. Ce n’est pas seulement le contenu de l’ordre du jour qui pèse, mais la dynamique même de l’exercice. Les chercheurs ont observé que les réunions fonctionnent comme un théâtre du pouvoir, où l’exercice du leadership et les jeux d’autorité peuvent soit galvaniser une équipe, soit l’épuiser.
Le constat est sans appel : une réunion mal gérée n’est pas juste du temps perdu, c’est une atteinte à la santé mentale des collaborateurs. Cependant, lorsqu’elle est traitée comme une véritable technologie de performance, elle devient l’espace privilégié où l’innovation et la collaboration prennent vie.
Pour sortir de l’impasse, la « Meeting Science » met en avant des leviers concrets qui font la différence entre un échec et une réussite :
En conclusion, si la réunion parfaite n’existe pas, la réunion respectueuse du temps et de l’énergie de chacun est possible, a condition que chacun y mette du sien…
Source : https://www.annualreviews.org/content/journals/10.1146/annurev-orgpsych-031925-091223
