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Réunions : ce que nous apprend la science

15 avril 2026

Après trois décennies à scruter nos comportements en réunions, les chercheurs Steven Rogelberg, Liana Kreamer et Jon Gray révèlent les contours de ce qui transforme un calvaire collectif en un véritable moteur de performance.

Le coût caché du désordre 

L’étude est formelle : la réunion est, par nature, un générateur de stress et d’émotions intenses. Ce n’est pas seulement le contenu de l’ordre du jour qui pèse, mais la dynamique même de l’exercice. Les chercheurs ont observé que les réunions fonctionnent comme un théâtre du pouvoir, où l’exercice du leadership et les jeux d’autorité peuvent soit galvaniser une équipe, soit l’épuiser.

Le constat est sans appel : une réunion mal gérée n’est pas juste du temps perdu, c’est une atteinte à la santé mentale des collaborateurs. Cependant, lorsqu’elle est traitée comme une véritable technologie de performance, elle devient l’espace privilégié où l’innovation et la collaboration prennent vie.

La recette du succès : inclusion, clarté et futur hybride

Pour sortir de l’impasse, la « Meeting Science » met en avant des leviers concrets qui font la différence entre un échec et une réussite :

  • Libérer la voix des employés : La réunion doit être un espace de sécurité psychologique où l’inclusion n’est pas un mot vain. Les pratiques les plus efficaces sont celles qui permettent à chacun, et non seulement aux plus bruyants, d’exprimer son opinion.
  • Réduire les frictions émotionnelles qui bloquent la créativité. Par exemple, avant d’ouvrir l’ordre du jour, accordez 2 minutes à chaque participant pour partager son « météo intérieure » (ex: « Je suis à 8/10 d’énergie mais un peu stressé par le rendu dans les temps du dossier Ormouize »). C’est l’occasion pour l’animateur de réunion d’identifier les zones de tension avant qu’elles ne parasitent la prise de décision.
  • Dompter les nouveaux outils : pour les réunions à distance, l’étude préconise d’utiliser l’IA pour réduire la charge mentale et la fatigue liée à la vidéo. Par exemple, pour les points d’étape d’un projet, on rend optionnelle la présence de ceux qui n’ont pas de prise de parole directe. On les informe via un outil de génération de compte-rendu automatique pointant les actions et les moments clés. On ne se réunit que pour débattre ou créer, laissant l’IA gérer la partie purement informationnelle.

En conclusion, si la réunion parfaite n’existe pas, la réunion respectueuse du temps et de l’énergie de chacun est possible, a condition que chacun y mette du sien…

Source : https://www.annualreviews.org/content/journals/10.1146/annurev-orgpsych-031925-091223

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