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Playitagain sur les bancs de l’égalité

3 avril 2026

Le 13 mars, effervescence à la Cité scolaire George de La Tour (Metz). Ingénieures, scientifiques, avocates, procureures, oncologues, journalistes rencontrent les lycéennes. Objectif : les inciter à intégrer des filières ambitieuses. Corine Braizat, référente égalité fille-garçon du Lycée et Professeure d’Histoire, Géographie, Géopolitique et Sciences politiques a sollicité Playitagain pour amorcer l’événement avec des saynètes théâtrales sur l’égalité homme-femme. Mission accomplie !

Corine Braizat, référente égalité fille-garçon

Un mot sur le contexte de cette journée ?

Corine Braizat : « Avoir Toutes les Ambitions », tel était le fil rouge de cette troisième édition qui a accueilli une quarantaine de professionnelles occupant des postes à haute responsabilité. Au menu : tables-rondes sur des filières inspirantes ou des métiers qui font rêver et speed dating avec des « rôles modèles ». Notre Cité Scolaire compte près de 2000 élèves du collège aux classes préparatoires, dont les trois-quarts sont des filles. Nous sommes fiers de compter un taux de réussite vers des filières scientifiques plus élevé que la moyenne des établissements du rectorat. L’enjeu est de combattre les stéréotypes qui pourraient les brider à viser un métier parce qu’il est trop technique ou trop viril. Nos actions (expositions, débats, mentorat, jeux de rôles, etc.) s’inscrivent dans une démarche d’obtention de labels « égalité fille garçon » engagée depuis 2024.

Pourquoi Playitagain ?

C. B : Une collègue avait beaucoup aimé votre intervention à la MGEN et m’en a parlé. Et comme vous intervenez principalement en entreprise, j’ai trouvé intéressant de permettre à nos élèves de se projeter en milieu professionnel, où se jouent aussi des enjeux d’égalité homme-femme. L’impact de votre intervention a été fort et immédiat, avec des prises de parole spontanées de la part des élèves, en réaction à chaque sujet couvert par vos saynètes théâtrales : les stéréotypes, le sentiment de ne pas être à la hauteur ou de devoir faire ses preuves lorsqu’on est une femme, les attitudes discriminantes, les remarques sexistes, etc.

En quoi ces enjeux résonnent aujourd’hui ? 

C.B : L’égalité hommes-femmes est un enjeu démocratique majeur et jamais définitivement assuré. Or, certains signaux et comportements nous alertent sur la nécessité de rester mobilisés sur le sujet. Il y a d’abord l’expression débridée d’une forme de masculinisme porté par les réseaux sociaux et qui signent le retour de certains stéréotypes : l’inégalité biologique entre les sexes, la remise en cause de l’égalité des salaires, la place de la femme à la maison, etc. C’est effrayant, et d’autant plus choquant lorsque cela s’exprime au sein d’un établissement comme le nôtre, relativement privilégié socialement. Par ailleurs, le communautarisme et le retour du religieux envoie des injonctions contradictoires à certaines élèves, prises entre des incitations à l’émancipation et au respect du principe de laïcité et le fossé avec ce qui est véhiculé dans la sphère familiale ou le milieu communautarisé. L’école dispose de leviers pour promouvoir des choix d’orientation équilibrés et favoriser d’autres modèles de comportements, sans discrimination sexiste ni violence.

Le bilan d’une telle journée ?

C.B : Agir pour réaffirmer l’égalité, c’est rendre un service public qui mobilise des moyens pour accompagner les jeunes filles dans leur affirmation personnelle et leur développement psychique et professionnel. Cette journée a renforcé la conviction qu’il ne faut rien s’interdire et oser. D’ailleurs, d’anciennes élèves me parlent encore du déclic qu’une telle journée a provoqué ! Notre marraine cette année, la mathématicienne d’exception Laure Saint Raymond, a bien insisté sur l’importance de la confiance en soi, de la persévérance, de la curiosité et de la singularité :

« Ne vous laissez jamais dire qu’on ne vous attend pas dans les carrières scientifiques, c’est totalement faux : vous êtes attendus, on a besoin de vous et de votre créativité ! ».


Le lycée Georges de La Tour est situé au centre-ville de Metz, à proximité de la gare SNCF. Il a été construit en 1908, lors de la première annexion. De septembre 1914 à juin 1916, l’établissement est réquisitionné pour abriter un hôpital militaire. Au 1er octobre 1919, le lycée devient officiellement le « lycée de jeunes filles de Metz ». Pour en savoir plus, Cité scolaire Georges de La Tour

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